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Les Françaises utilisent-elles un contraceptif adapté à leur mode de vie ?
L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) et le Ministère du travail, de l’emploi et de la santé lancent une campagne qui interpelle les femmes qui prennent la pilule et rappelle qu’en cas d’oublis fréquents, d’autres modes de contraception peuvent être envisagés.
En France, de nombreuses méthodes contraceptives sont disponibles, mais le parcours contraceptif est parfois inadapté à la vie affective et sexuelle des femmes. Un fort recours à la contraception qui n’empêche pas la survenue de grossesses non désirées. En France, le parcours contraceptif est stéréotypé : les femmes les plus jeunes (15-19 ans) entrent dans la sexualité avec le préservatif. Elles l’abandonnent ensuite progressivement au profit de la pilule qui est de loin le contraceptif le plus utilisé : 70,8 % des femmes de moins de 35 ans qui déclarent « faire quelque chose pour éviter une grossesse » utilisent la pilule. Cette utilisation diminue ensuite de façon progressive au bénéfice du Dispositif intra utérin (DIU ou stérilet). Ce dernier devient la méthode de contraception la plus utilisée à partir de 45 ans.
La problématique n’est pas tant celle de la disponibilité de méthodes efficaces que celle des difficultés que rencontrent les femmes dans la gestion quotidienne de la contraception orale.
Une campagne pour conduire les femmes à s’interroger sur l’adéquation de leur mode de contraception à leur vie
La nouvelle campagne s’adresse aux femmes de 20 à 35 ans sous contraceptif oral. Elle interroge l’adéquation de leur contraception à leur situation personnelle et rappelle qu’en cas d’oublis trop fréquents, d’autres modes de
contraception peuvent être envisagés.
Un spot, diffusé du 28 octobre au 29 novembre à la télévision, au cinéma et sur Internet, illustre avec humour la difficulté de prendre au quotidien un contraceptif qui peut ne pas être adapté à la vie que l’on mène. Il se conclut par ces mots « Certaines femmes pensent à leur pilule quoi qu’il arrive. Si vous avez tendance à l’oublier, il y a d’autres contraceptifs plus adaptés. Parlez-en avec un professionnel de santé.
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En Poitou-Charentes, le nombre d’interruptions volontaires de grossesses a légèrement progressé en 10 ans (+ 6 %). Ainsi, Le taux d’IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans est passé de 10,2 en 1998 à 11,1 en 2008. Néanmoins, la région figure parmi celles où le recours à l’IVG est le moins fréquent.
En 2008, près de 4 200 interruptions volontaires de grossesse (IVG), non thérapeutiques, ont été réalisées en Poitou-Charentes, 4 000 par les 18 établissements hospitaliers publics et privés de la région, à peine 200 par les médecins de ville.
Les trois quarts des IVG concernent des femmes qui ont entre 20 et 40 ans. En 2008, plus de la moitié des IVG sont pratiquées par voie médicamenteuse, technique dont le recours a beaucoup progressé en 10 ans ; aujourd’hui, son déploiement dans le cadre de la médecine de ville est encore trop limité. Malgré le développement de la contraception d’urgence, le taux de recours à l’IVG des mineures augmente.
La prévention régionale est croissante grâce à la contribution de l'ensemble des professionnels de santé et des associations dans le cadre d'une coordination territoriale.
Les acteurs concernés par la sexualité, la contraception et l’IVG :
- le médecin traitant ou le gynécologue (art. L.2212-2 ; art. R.4127-18 du CSP)
- l’infirmier (art. L.4311-1 du CSP)
- l’infirmière scolaire (art. L. 5134-1 ; art. D.5134-5 à D.5134-10 du CSP)
- le pharmacien (art. L.5125-23-1 ; art. L.5134-1 du CSP)
- la sage-femme (art. L.4151-1 ; art. L.5134-1 du CSP)
- l’établissement de santé (art. L.6111-1 ; art. L.6112-1 du CSP)
- le centre de santé (art. L.6323-1 CSP)
- la médecine préventive universitaire (art. L.5134-1 du CSP)
- le centre de planification et d’éducation familiale (art. L.2311-3 à L.2311-4 du CSP)
Le Centre de Planification et d’Education Familiale (CPEF) : un lieu privilégié pour l’accueil anonyme et gratuit des jeunes. Les CPEF ont pour rôle d’assurer des consultations de contraception, des actions individuelles et collectives de prévention portant sur la sexualité et l’éducation familiale, des entretiens préalables à l’interruption volontaire de grossesse et des entretiens relatifs à la régulation des naissances dans les suites d’une interruption volontaire de grossesse. (cf. document à télécharger à droite)
Centre d'information régional sur la contraception et l'IVG
Tel : 05 49 44 46 46 (Confidentiel et anonyme)
Du lundi au vendredi de 13 h à 17 h