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Education Thérapeutique du Patient - ETP

L’Organisation Mondiale de la Santé fait de l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques une priorité. La loi de santé publique du 9 août 2004 a pris en compte cette nécessité et a prévu la mise en place d'un plan d’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques.

Le plan 2007-2011 pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques annonce que 15 millions de Français, soit 20 % de la population, sont atteints plus ou moins sévèrement de ces maladies. L’éducation thérapeutique du patient devient, dès lors, un axe prioritaire de ce plan permettant de rendre la patient acteur de sa propre santé.

Qu'est-ce que l'Education Thérapeutique du Patient

La loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires (dite Loi HPST) intègre pour la première fois le concept d’éducation thérapeutique du patient au sein du Code de Santé Publique. Elle vise à favoriser la prise en charge préventive et l’accompagnement plus précoce des malades chroniques, et devient une priorité de santé publique nationale.

Un état des lieux de l'offre en éducation thérapeutique du patient en POitou-Charentes a été réalisé sur l'année 2012 à partir de l'exploitation de l'enquête lancée auprès des coordonnateurs de programmes (annexé au PSPR Poitou-Charentes, il a été validé le 15/12/2013) - Bilan 2012 des évaluations des programmes d'éducation thérapeutique (Pdf 1,5 Mo).

En Poitou-Charentes, 243 000 personnes bénéficiaient de l’ALD pour maladie chronique en 2009, les trois principaux régimes confondus. Sachant qu’une personne peut être atteinte de plusieurs ALD, le nombre d’ALD est supérieur à celui des bénéficiaires et est estimé à 340 000. Pour l'année 2008, près de 28 000 nouveaux cas de personnes du régime général, et plus de 36 000 en 2006 tous régimes confondus, ont été admises en ALD parmi l’ensemble des Picto-charentais (près de 50% des maladies chroniques sont reconnues en affections de longue durée). Les motifs sont, pour 26% des tumeurs, 15% le diabète, 10% l’insuffisance cardiaque et 10% l’hypertension artérielle (panorama de la santé 2010 de l’Observatoire Régional de la Santé).

Les maladies chroniques comprennent :
- des maladies comme l’insuffisance rénale chronique, les bronchites chroniques, l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le cancer ou le diabète, des maladies lourdement handicapantes, comme la sclérose en plaques ;
- des maladies rares, comme la mucoviscidose, la drépanocytose et les myopathies ;
- des maladies transmissibles persistantes, comme le Sida ou l’hépatite C ;
- enfin, des troubles mentaux de longue durée (dépression, schizophrénie, etc.), la douleur chronique, ou les conséquences de certains actes chirurgicaux comme les stomies  (par exemple, l'ablation d'une grande partie de l'intestin).

De l’asthme infantile au diabète du jeune adulte, une maladie chronique, quelle qu’elle soit, détériore la qualité de vie. Elle peut entraîner des difficultés à suivre la scolarité ou une formation, elle crée un risque de perte d’emploi en raison d’une inadaptation au poste de travail, elle peut mener à un refus d’assurance ou d’emprunt, une limitation de la pratique du sport et d’autres activités nécessaires à l’équilibre personnel. Elle peut aussi entraîner des handicaps, parfois lourds.

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