Le Ministère chargé de la Santé a lancé le 2 mars 2012 une campagne nationale d’information et de sensibilisation sur le bon usage du médicament.
Signée « Les médicaments, ne les prenez pas n’importe comment », cette campagne a pour objectif de faire prendre conscience aux Français des risques liés à la banalisation de la consommation du médicament et de réaffirmer le rôle prépondérant des professionnels de santé.
Des spots publicitaires, des annonces presse, des affichettes ainsi que des témoignages des acteurs concernés relayeront cette campagne jusqu’au 24 mars 2012.
Retrouvez des informations complémentaires sur cette campagne sur le site du Ministère chargé de la Santé
L’Agence Régionale de Santé a un rôle important à jouer en matière de pharmacovigilance sur les médicaments à usage humain mais également sur les médicaments à usage vétérinaire (actions pour le compte de l’ANSES - domaine de la sécurité sanitaire des aliments), de matériovigilance, de réactovigilance (matériovigilance sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro), de cosmétovigilance.
Il est en effet fréquemment relevé le fait que les événements indésirables liés à l’utilisation des médicaments et des autres produits de santé sont sous-déclarés. L'un des objectifs prioritaires de l'ARS est donc de développer le réflexe d'utilisation des systèmes de déclaration actuels, par la formation, l’information, et d’aiguiller les déclarants «égarés» vers ces derniers.
Par décret du 10 juin 2011 (relatif aux modalités de signalement par les patients ou les associations agréées de patients d’effets indésirables susceptibles d’être liés aux médicaments et produits mentionnés à l’article L. 5121-1 du code de la santé publique), il est maintenant possible de déclarer les effets indésirables au système de pharmacovigilance par les particuliers et les associations de particuliers.
En conséquence, les ARS seront probablement beaucoup plus sollicitées et devront être en mesure de répondre et d’aiguiller les personnes déclarantes vers le système de vigilance adéquat. L’enjeu est, notamment, de retirer plus rapidement du marché des produits susceptibles d’entraîner des dommages pour la santé des personnes.
Risques liés aux médicaments et aux autres produits de santé Extrait du Schéma Régional de Prévention (15 décembre 2011 - Projet Régional de Santé - Pdf 54 Ko)
En 2009 en Poitou-Charentes :
• 14 centres ont déclaré dans la région des erreurs médicamenteuses
• Le nombre de signalements d’erreurs médicamenteuses est de 316 ce qui correspond à une augmentation annuelle des déclarations de 58%
• 160 de ces erreurs sont potentielles, donc issues du constat de circonstances ou d’évènements susceptibles d’engendrer l’erreur médicamenteuse, ou correspondant à des situations où le médicament n’a pas été absorbé par le patient
• 115 de ces erreurs sont avérées et de niveaux différents
•Près de 53% de ces erreurs avérées correspondent à des situations ou l’on n’a pas constaté de dommage chez le patient
• Près de 27% de ces erreurs ont nécessité une surveillance accrue chez le patient, sans dommage
• 16% de ces erreurs ont nécessité une surveillance accrue, un traitement et / ou une intervention, et provoqué un préjudice temporaire chez le patient
• Moins de 2% de ces erreurs ont entraîné un allongement de la durée de séjour hospitalier et provoqué un préjudice temporaire
(Sources : ORMEDIMS, Poitou-Charentes ; Rapport 2010 du centre régional de Pharmacovigilance)

Paris, le 30 décembre 2011
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé est parue ce jour au Journal Officiel.
Suite à l'affaire du Mediator, Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, ont voulu une réforme en profondeur pour redonner confiance aux Français dans notre système de santé. Cette réforme est l’aboutissement d’importants travaux d’évaluation, de concertations et de débats préparatoires avec tous les acteurs des produits de santé, en particulier, dans le cadre des Assises du médicament.
Cette loi, qui refonde notre système de sécurité sanitaire, repose sur trois grands axes : la prévention des conflits d’intérêt et la transparence des décisions, un doute qui doit systématiquement bénéficier au patient, ainsi qu’une meilleure formation et information des professionnels de santé et des patients.
Des exemples concrets de changement :
• L’AFSSAPS voit son expertise et ses missions renforcées et devient l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).
• La loi oblige à la transparence de tous les liens entre les industriels et les acteurs du monde de la santé : toutes les conventions seront désormais rendues publiques. La prévention des conflits d’intérêts et la transparence des décisions sont les gages indispensables pour garantir la qualité des décisions prises.
• Le médicament sera évalué en continu tout au long de sa vie : la pharmacovigilance sur le territoire national sera renforcée, permettant de faire preuve de toute la fermeté nécessaire, lorsqu’il s’agit de retirer un médicament du marché.
• Les règles pour l'admission au remboursement seront également plus strictes : il faudra désormais disposer de comparaison avec des stratégiques thérapeutiques de référence, lorsqu'elles existent.
• Dans un souci de protection des patients, la loi prévoit également un meilleur encadrement des prescriptions hors AMM, ainsi que du dispositif des Autorisations Temporaires d'Utilisation (ATU).
• Concernant l’information sur les produits de santé, un portail internet colligeant l'ensemble des éléments de l'ANSM, la HAS et l'Assurance Maladie, sera à disposition du public et des professionnels de santé. La publicité des médicaments auprès des professionnels de santé sera désormais soumise à un contrôle a priori de l’ANSM. Quant aux dispositifs médicaux, leur publicité bénéficiera d'un encadrement analogue.
Xavier BERTRAND et Nora BERRA ont souhaité une réforme qui ait du sens, dans un seul et unique objectif : concilier sécurité des patients et accès au progrès thérapeutique, parce que la santé de chacun est l’affaire de tous.
Les ministres seront particulièrement vigilants à ce que les décrets d’application de cette loi puissent paraître le plus rapidement possible.
Contact Presse – Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé : 01 44 38 22 03
secretariat.communication@cab.travail-sante.gouv.fr

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Rapporter ses médicaments non utilisés dans sa pharmacie habituelle est un "Geste Naturel" de plus en plus pratiqué par les patients-consommateurs.
En effet, la reprise des médicaments rapportés en pharmacie est, depuis décembre 2008, devenue une obligation pour tous les pharmaciens. Motivé à la fois par le souci de limiter les rejets de substances chimiques actives dans l’environnement et les risques d’intoxications domestiques accidentels, le dispositif de collecte et d’élimination mis en place par Cyclamed permet de protéger la nature et la famille.